On s’emballe en voyant les grands noms du handball (Nicolas Claire, Michaël Guigou, Nikola Karabatic…) traverser le terrain en courant et terrasser le gardien de but en envoyant un missile dans ses filets. Nous aussi, on veut faire comme eux ! Pour en savoir plus sur ce sport, on est allé interroger Fabien Courtial, l’entraîneur de l’équipe première du Saran Loiret HandBall.

« Le handball est une activité collective. Cela signifie que les valeurs de cohésion, de solidarité et d’altruisme sont primordiales», explique d’emblée Fabien Courtial. « On ne joue pas seul. On a besoin de ses partenaires pour disputer un match. Ce sont les valeurs les plus prégnantes dans le handball, qui peuvent approcher celles du rugby. Elles interviennent principalement dans la relation entre les joueurs, avec les adversaires et dans l’investissement physique. Effectivement, il y a de l’impact au handball. Pas un affrontement au sens propre du terme, mais une confrontation physique importante. »

Il faut être en capacité de faire des aller-retour sur un terrain qui fait 40 m de long. Cela nécessite donc de la rapidité et de la résistance. De la résistance, oui, car un match se joue en deux fois 30 min avec très peu de phases arrêtées. « Les joueurs sont souvent en train de traverser le terrain. Ils sont tous concernés par les phases d’attaque ET de défense », rappelle Fabien. « Ils montent tous en attaque et ils descendent tous en défense. Il est également important d’avoir une bonne détente pour être en capacité de lancer le ballon par-dessus la défense pour marquer un but.  Un but protégé par un gardien… Et une fois la défense franchie, c’est un nouveau duel sportif qui s’annonce : battre le gardien, être malin, mettre le ballon là où il ne se jettera pas pour marquer un but ! »

Le handball engendre donc une vraie dépense énergétique : c’est en effet assez éprouvant d’enchaîner les aller-retour sur le terrain. Tout cela est associé à une explosivité : de fortes accélérations, de belles détentes et des lancers de ballon pouvant dépasser les 100 km/h !

Plus qu’un sport, un état d’esprit

Les règles du handball autorisant les contacts, parfois brutaux, il faut accepter d’être bousculé dans ce code très réglementé. « Il s’agit là d’un des premiers apprentissages », commente l’entraîneur.

Malgré tout, n’importe qui, quel que soit son âge ou sa forme physique, peut pratiquer le handball, assure-t-il : « Il existe même des équipes loisirs mixtes. On passe un bon moment, on mange tous ensemble après le match, c’est assez révélateur de l’état d’esprit qui règne dans ce sport. »

Car il semble assez évident que le handball, c’est avant toute chose une belle entente entre les joueurs. C’est cela l’histoire du handball ! On se souvient des Barjots, le surnom de l’équipe de France de handball masculin entre 1993 et 1996, qui symbolisaient une génération qui, malgré sa professionnalisation, n’avait rien perdu de son esprit amateur et de franche camaraderie. Fabien Courtial le revendique : « Ils représentent ce qu’est encore le handball aujourd’hui : un esprit un peu décalé, un peu barré peut-être aussi finalement ! »