Marraine des Foulées Roses 2018.

Elle rejoint cette année la plus grande course caritative du Loiret sur le volet santé aux côtés de Nordine Attab, son collègue du Magazine de la santé et le parrain des Foulées roses. Nous lui avons posé quelques questions…

PAR LA MAIRIE D’OLIVET

Bonjour Marina ! Qu’est-ce qui vous a convaincue de rejoindre l’équipe des Foulées roses d’Olivet cette année ?

J’ai rejoint les Foulées roses, parce que tout combat contre le cancer du sein est essentiel. Le fait d’en parler incite les femmes à se faire dépister et c’est le premier geste de lutte contre ce cancer. On le sait : plus il est diagnostiqué tôt, plus grandes sont les chances de guérison et de traitement conservateur.

Parrainer cet événement aux côtés de Nordine, qu’est-ce que ça représente pour vous ?

Ma présence à côté de Nordine est une évidence à double titre. D’abord parce que Nordine incarne l’activité physique. Je ne parle pas forcément de sport intensif, mais d’activité. Or on sait aujourd’hui avec certitude que lorsqu’une femme a eu un cancer du sein, si elle fait de l’activité physique, elle réduit le risque de récidive. Et l’on se demande même si cela ne réduirait pas le risque de survenue du cancer du sein en général, mais pour l’instant nous n’en avons pas de preuve. Ensuite parce qu’un combat mixte contre ce cancer est très important: les hommes doivent aussi s’impliquer dans cette lutte, d’autant qu’ils peuvent eux-mêmes en souffrir même si c’est plus rare.

Aujourd’hui, quels sont les chiffres du cancer du sein en France, et quelles sont les dernières avancées de la recherche en la matière ?

Aujourd’hui, 54 000 femmes sont touchées par ce cancer tous les ans, 12 000 en meurent. C’est certes encore beaucoup, mais la mortalité a nettement régressé et notamment car de nombreux cancers sont dépistés plus tôt. Les traitements aussi évoluent. De nouvelles chimiothérapies sont apparues. Mais ce qui est le plus important en matière de recherche, c’est que l’on propose à de nombreuses femmes une thérapie ciblée, ce qui veut dire que l’on va traiter non pas le cancer du sein en général, mais le cancer que porte une patiente précise. En analysant les récepteurs hormonaux de sa tumeur et surtout l’ADN de ses cellules tumorales, on peut lui proposer parfois un traitement personnalisé et donc plus efficace. Les recherches se poursuivent dans ce domaine. Autre révolution : l’apport de l’immunothérapie, qui stimule le système immunitaire afin que le corps élimine de lui-même les cellules tumorales. Enfin, il faut dire que, s’il y a 30 ans, l’apparition de métastases était quasiment signe de mortalité, aujourd’hui de très nombreuses femmes vivent des années avec des métastases qui apparaissent et que l’on traite au fur et à mesure. C’est donc un peu, pour les cas sérieux, devenu une maladie chronique. Et ça, c’est porteur d’espoir.

Quels messages de prévention avez-vous envie de faire passer aux lecteurs d’Eklecktic ?

En prévention, il est essentiel d’abord et avant tout de se faire dépister. Ensuite, je recommande d’avoir une bonne hygiène de vie, car même si tout n’est pas prouvé, il y a de fortes présomptions sur l’importance de cela. Donc il faut une activité physique régulière, une alimentation équilibrée et pas trop grasse, avec une consommation d’alcool réduite. Enfin, il faut éviter autant que possible l’obésité et le surpoids.