Un quart de siècle de lutte contre le cancer du sein !

Le mois d’octobre marque chaque année le retour des couleurs automnales, des premiers frimas et des après-midis passés emmitouflé sous un plaid, une tasse de chocolat chaud à la main. Mais depuis maintenant 25 ans, il est aussi le mois dédié à la lutte contre le cancer du sein à l’occasion de l’événement Octobre rose. Retour sur les origines de cette initiative toujours aussi nécessaire.

PAR MADIE GUILLAULT

Vous connaissez sans doute les cosmétiques Estée Lauder. Mais saviez-vous que cette multinationale est directement liée à l’initiative désormais mondiale de dédier le mois d’octobre à la lutte contre le cancer du sein ?

C’est en 1992 qu’Evelyn Lauder, belle-fille d’Estée Lauder et vice-présidente de l’entreprise de cosmétiques éponyme, alors elle-même atteinte d’un cancer du sein, crée la fondation Breast Cancer Research, dédiée au financement de la recherche contre le cancer du sein et à la sensibilisation à cette maladie. Elle y adjoint comme symbole le « pink ribbon » ou « ruban rose », devenu symbole mondial de la lutte contre le cancer du sein. 

Un an plus tard, son initiative est déjà reprise dans plus de 50 pays, et le mois d’octobre est choisi comme mois de sensibilisation au cancer du sein, à la fois pour lever des fonds pour la recherche, mais aussi pour rappeler chaque année aux femmes – comme aux hommes ! – l’importance du dépistage. Car on ne le dira jamais assez, mais un cancer dépisté suffisamment tôt et pris en charge à temps est guéri dans 9 cas sur 10 !

Aujourd’hui encore, les actions mises en oeuvre sous l’égide du ruban rose et du mois d’Octobre rose répondent à quatre objectifs :

  • la prévention
  • la détection
  • le traitement
  • le soin et l’attention portés aux malades comme aux ancien(ne)s malades.

 

La tour Eiffel voit rose

Flash-mobs, lâchers de ballons, événements sportifs, mobilisation des centres médicaux… Depuis 25 ans, des événements de toute sorte sont organisés en France et dans le reste du monde chaquemois d’octobre, pour parler et faire parler du cancer du sein.

À ne pas manquer cette année notamment, si vous êtes de passage dans la capitale le 1er octobre : à 20 h 20 précises, la tour Eiffel revêtira sa plus belle robe rose, avec un son et lumière spécialement conçu pour le lancement de la 25e campagne d’Octobre rose !

Vingt-cinq ans après l’initiative d’Evelyn Lauder, cet événement est encore loin d’être inutile : « Le nombre de cancers du sein est en forte augmentation », rappelle le Dr Anne Vincent-Salomon, présidente du Comité scientifique du prix Ruban rose, décerné chaque année par l’association « Le Cancer du sein, parlons-en !

« En 1975, on recensait 19 000 cas ; en 2012, plus de 48 000 ; en 2016, plus de 54 000 ! La lutte est plus que jamais d’actualité », souligne Anne Vincent-Salomon. 

Mais si le cancer est plus fréquent – une femme sur 8 touchée, 12 000 décès chaque année en France –, la bonne nouvelle est qu’on en guérit également bien mieux désormais : à l’heure actuelle, le taux de survie à 5 ans est de 92 %. Alors, plus que jamais, il est urgent de s’informer et de se faire dépister !

DE LA PRÉVENTION… MAIS PAS SEULEMENT !

Le mois d’Octobre Rose, s’il a évidemment pour objectif, via la prévention et la sensibilisation au dépistage, de limiter la survenue d’un maximum de cancers et de permettre leur prise en charge le plus tôt possible, vise également à mettre en lumière les nombreuses pratiques d’accompagnement destinées aux malades. Que ce soit pendant ou après leur traitement, ces pratiques et soins ont pour but, pour la plupart d’entre eux, de permettre aux femmes de se réconcilier avec leur image et leur corps meurtri, et d’apprendre à (re)vivre pendant et après la maladie.

Les femmes ayant été opérées peuvent ainsi dorénavant bénéficier d’une technique novatrice de tatouage en 3D de l’aréole et du mamelon, un service unique en France proposé par la tatoueuse Alexia Cassar, installée à Marly-la-Ville, dans le Val d’Oise.

De nombreux autres soins, dits de support, existent également pour les malades, comme la socio-esthétique, qui vise, au-delà de soins esthétiques classiques, à aider les femmes atteintes de cancers du sein à retrouver un mieux-être, une image positive et l’estime de soi, et à atténuer les effets du traitement.

Pour découvrir la socio-esthétique, ainsi que de nombreux autres soins de support et de bien-être (massage, conseil en image corporelle, colorimétrie, aromathérapie, naturopathie…), rendez-vous le jeudi 18 octobre au Pôle santé Oréliance de Saran. Les ateliers bien-être auront lieu de 15 h à 18 h (accueil à partir de 14 h 30) et seront suivis de communications médicales de 18 h à 20 h sur le dépistage du cancer, la reconstruction mammaire et la chirurgie oncoplastique ou encore le conseil en image. Différents spécialistes et associations spécialisés dans l’accompagnement des malades seront également présents.

• Pour en savoir plus sur le programme de la journée du 18 octobre : www.oreliance.com

• Pour découvrir la technique du tatouage du mamelon en 3D et le salon d’Alexia Cassar : http://thetétonstattooshop.com